samedi 17 mars 2012

Possessions



Inspiré d'une histoire vrai (l'affaire Flactif), le film raconte la descente aux enfer d'une famille venu du nord s'installer en Savoie.

Dans ce paysage de rêve dans lequel on reconnait aisément la belle Méribel, c'est une tragédie qui se joue. La mise en scène et un scénario psychologique qui sont vraiment troublant. Durant le film on est mal à l'aise. Troublant de voir la face sombre de l’âme humaine surgir peu à peu. Une beaufitude si extrême que le regard méprisant qu'une telle situation provoque nous rend vraiment mal à l'aise. Ajouté à cela une forme mêlée de revanchisme et d'envie qui se développe lentement mais nous fait difficilement tenir en place. Entre ces gens modestes, mais malsains, des "Ténardiers" qui sont baladés et leurs propriétaires peu scrupuleux et nettement moins modestes, tous les éléments d'une réaction explosive sont réunis.

Un drame si terrible qui tranche un décors aussi merveilleux que le cœur des 3 vallées. Julie Depardieu et Jérémie Rénier sont vraiment saisissants.

A voir,

Note 6/10

dimanche 19 février 2012

Borgen

Une série politique danoise, assez réaliste, raconte l'accession au pouvoir de la leader du parti centriste (centre gauche) des "modérés". Je trouve cette série vraiment bien faite, entrainante, plutôt fidèle à une certaine réalité de la politique danoise. Une réalité modifiée, arrangée, mais plutôt bien respectée d'une certaine manière.

Pour ceux qui aiment les complots, les intrigues politiques, les manœuvres, mais aussi l’exercice du pouvoir, je trouve que la série est plutôt bien réussie.

Voici, une explication des partis fictif et de leurs équivalents réels. Cela vous donne un peu le contexte politique dans lequel se déroule la série et la réalité de la vie politique danoise au seins de la folketing (parlement monocaméral danois) :

Rassemblement Solidaire => La liste de l'unité - alliance rouge-verte. Ø
Parti ne participant pas au gouvernement (dans la série comme dans la réalité) mais soutenant la coalition de gauche. La direction du parti dans la série est tenue par Anne Sofie Lindenkrone et Aicha Nagrawi, dans lesquels on reconnait beaucoup de traits de Johanne Schmidt-Nielsen actuelle leader du parti de la liste de l'unité et Asmaa Abdol-Hamid (ex suppléante). Héritier du parti communiste et d'autres composantes de la gauche radicale, la liste de l'unité est eurosceptique, car elle considère l'UE comme vectrice de dérèglementations libérales. Nous verrons ce qu'il en est dans Borgen.


Le parti écologiste => Parti Populaire Socialiste. F
Le parti écologiste est leadé par Amir Dwian. Dans la réalité, le parti vert danois, opposé à la construction européenne jugée néfaste pour l'environnement et le social, a été marginalisé et subtilisé par le Parti Populaire Socialiste provenant de la mouvance des partis communistes scandinaves émancipés très tôt du stalinisme et précurseur de l'idéologie éco-socialiste (NGLA). Récemment converti à l'européisme (prononcé pour le oui au TCE), ce parti n'en reste pas moins relativement critique quant à l'orientation actuelle de l'UE. La direction de Willy Sovndal l'a clairement orienté vers l'écologie politique.


Le parti travailliste => Les Sociaux Démocrates. A
Véritablement déroutant, les traits de Michael Laugesen sont ceux d'un Tony Blair ou d'un Manuel Valls plus que ceux d'un dirigeant social démocrate danois dont l'arrogance et le mépris ne sont pas si excessives. Le numéro deux (rapidement numéro un) : Bjørn Marrot a le charisme d'une huitre comme Mogenns Lykketoft ancien chef du parti et aujourd'hui président (speaker) de la Folketing. Aujourd'hui les sociaux démocrates reviennent à la direction du pays avec Helle Thorning-Schmidt, mais leur parti comme dans la série a réalisé le pire score historique depuis des décennies et n'a gagné que grâce à la progression de ses 3 alliés de la folketing.


Les Modérés => La Gauche Radicale, Parti social-libéral. B
Les voici les protagonistes centraux. Les modérés (les noms sont parfois trompeurs dans les partis scandinaves), sont ici un parti centre gauche (en Suède le parti des modérés est de centre droit). Il s’apparente au parti radical de gauche danois, parti social relativement libéral. Bien que le parti ai réalisé une percée lors des dernières élections, il est loin des 31 sièges atteints dans la série. Le personnage de la série, Birgitte Nyborg, semble assez inspirée du leader du parti de la gauche radicale Margrethe Vestager, dont la photo ci dessous est assez explicite.

 Margrethe Vestager et son vélo

Les libéraux => La Gauche, Parti libéral. V (le nom est trompeur, il s'agit bien du plus gros parti de la droite actuelle)
Dans ce rôle les libéraux sont devenu le parti de droite majoritaire assez rapidement. Du fait du sinistrisme européen, ils sont passé de la gauche (Venstre en danois) politique au cours du 19e sciècle à la droite, au fur et à mesure que l'échiquier politique déplaçait sont centre de gravité (de la même manière que les républicains modérés en France). Le leader, Lars Hesselboe est tout comme Lars Løkke Rasmussen, ancien premier ministre danois et lui aussi au cœur d'un scandale.


Nouvelle droite => Parti populaire conservateur. C
Parti conservateur, héritier du vieux parti conservateur Højre, la droite historique (par opposition au Venstre). Le parti dirigé par Yvonne Kjær est ici plus atlantiste et plus militariste que dans la réalité. Il a subit une déroute lors des dernières élections (8 sièges), contrairement à la série où il reste un parti important (25 sièges). Le personnage de Yvonne Kjær s'inspire sans doute de Lene Espersen, ancienne responsable du parti conservateur.


Le Parti de la Liberté => Parti Populaire Danois. O
Parti ne participant pas au gouvernement mais soutenant la coalition de droite. Il s'agit du parti d'extrème droite si vous ne l'aviez pas reconnu. Le niveau de sièges donnés dans la série est anormalement élevé : 29. Le maximum a été de 25, et aujourd'hui il est de 23. Le chef de parti dans la série est Svend Åge Saltum un paysan, personnage pour le moins décalé par rapport à Pia Kjærsgaard ancienne infirmière, mais dont les idées n'en sont pas moins nauséabondes.


Ne manquent à l'appel que les partis ultramarins (4 mandats sur 199) pour le Groenland et les îles Féroés et l'Alliance Libérale (I), un parti sans doute trop nouveau et assez proche du parti libéral pour y être fait allusion dans la série. 

Voici les rapports de force politique au sein de la folketing actuelle et dans la série Borgen :


Arte rediffuse les épisodes, et ceux ci sont disponibles durant la semaine suivant leur diffusion. Profitez en !

vendredi 17 février 2012

La dame de fer



La dame de fer est le surnom que les soviétiques avaient donné à Margaret Thatcher. Le film raconte par une série de flash back, la fin de vie de l'ancienne chef de gouvernement britannique. On y retrouve les grands moments qui ont forgé sa personnalité ou marqué son existence. Mais surtout, 15 ans après son éviction, elle vie recluse, seule et à moitié démente, inspirant plus la pitié que la haine qu'elle pouvait susciter au part avant. Tout ceci, en frustrant le cinéphile qui s'attend à voir la majeur partie du film tourner sur la carrière au vitriole et très controversé d'une femme pour le moins aux convictions très tranchée, alors qu'il n'y a principalement que l'histoire d'une vieille femme.

Ainsi le film perturbe avec ce scénario basé sur le combat d'une femme luttant contre la mort et tourmentée par son passé. Il nous laisse avec un sentiment de pitié, preque d’empathie. Le film nous introduit ainsi dans les pensées de la terrible dame de fer. Celle là même qui se refusa d'introduire les sentiments en politique, qui brisa les grèves des mineurs à coup de matraque, qui laissa mourir les grévistes de la faim, qui n'osa pas liquider le patrimoine industriel britannique pour lui subtiliser l'industrie financière d'une économie virtuelle... combat aujourd'hui ses fantômes du passé pour garger sa dignité et surtout sa tête. Tout ceci une question de sentiments pas tant de politique ou d'idéologie, et les humanistes de gauche réagissent ainsi avec un certain malaise. Je pense que c'est cela que Phyllida Lloyd a voulu donner comme dimension. Le reste est admirablement bien joué par une Meryl Streep plus endiablée que jamais.

Le film est assez déroutant, mais reste intéressant.

Note : 5,5/10

Oui quand même, je ne pouvais pas ne pas finir cette note sans ça :

mercredi 8 février 2012

Arrietty

Arrietty.

N'allez pas le voir en pensant voir un film ordinaire. C'est un style comme "Mon voisin Totoro" en plus abouti. Une histoire poétique où l'intrigue se dénoue comme une fleur éclos, doucement, patiemment et si radieusement.

Le scénario pour commencer. Il est simple, l'histoire n'a pas de grand rebondissement. Et sur ce point certains risquent d'être déçus. En ouvrant votre esprit sur le reste, sur un style plus japonisant, on se prend à rentrer peu à peu dans cette mélodie de couleur. L'histoire entre Shu et Arrietty, cette amitié à peine naissante est vraiment bien mise en valeur. D'un thème anodin Yonebayashi a littéralement transformé une petite histoire en poésie animé.


Le dessin en suite, la qualité graphique est une vrai réussite. Le jardin est vraiment la source de cette poésie rayonnante qui contraste avec l'atmosphère mystérieuse de la maison.

Enfin la bande originale, la seule non japonaise pour un Ghibli (et pour le coup française !) est pour le coup un triomphe. C'est elle qui anime le film d'une âme à la fois sensible et puissante.

Quelques extraits de la bande son :




Note 8/10

J. Edgar

J Edgar est le fondateur du FBI, celui qui l'a dirigé ses 48 premières années d’existence. On y apprend certains rouages du pouvoir américain durant cette grande période qui s'étale de Coolidge à Nixon. 

Ainsi on comprend comment peu à peu ces agences gouvernementales ont manipulé le congrès américain, par des pressions lobbyistes mêlant dossiers personnels pour les puissants réfractaires et propagandes effrayantes pour s'allier les masses. Un mixte entre psychologie des foules et le parrain.

J Edgar c'était aussi un homme plein de frustration, un homme miné par une relation maternelle étouffante et par une relation amoureuse étouffée. C'est ainsi que le décrit le film. L’œuvre cinématographique prend un peu de liberté sur ce qui reste des suppositions, ou des hypothèses. Mais l’œuvre traite vraiment bien du sujet. Cette vision de l'interdit, est touchante par certains moment.
Cette face caché de J Edgar (si il y avait une face visible...) reste une énigme, psychologique, et sentimentale. Un fou qui a crée un monstre, ou presque.

Pour le reste le film est quelque peu soporifique...

Note : 5,5/10

lundi 30 janvier 2012

Les nouveaux chiens de garde


Si le titre est est accrocheur, ce n'est pas l'affiche qui importe.
Le film réédite l’œuvre de Paul Nizan à l'heure du 21e siècle.
Son contenu est une petite illustration de la connivence des pouvoirs politiques, économiques avec le pouvoir médiatique. Il s'attache à démontrer les relations plus qu'étroite qui existent entre le gratin journalistique et le gratin politique et les mania de l'économie et de la finance.

Le film, décomposé en 3 parties, remet en question les 3 piliers d'une presse démocratique : l'objectivité, l'indépendance, et le pluralisme.

Je vous laisse découvrir ce petit bijou, durant lequel vous ne vous ennuierez pas. Pensez quand même à prendre un sac en plastique, vous risquez d'avoir des nausées.

Pour mieux préparer votre séance, pensez à regarder de plus près les liens entre les élus de la République, les journalistes des grand média et les patrons du CAC 40...

Vous comprendrez alors le glissement à droite de la société française comparable à l'Italie, aux USA. La droite se durcie, l’extrême droite est montante, et la gauche pallie presque de honte. Ce contre sinistrisme initié depuis l'ère Tatcher-Regan, surfant sur la vague mondialiste des marché de capitaux a corrompu l'esprit républicain de la droite française et surtout l'esprit socialiste de la gauche. Il y a 30 ans le programme commun proposait de changer la vie. Aujourd'hui quand on voit le programme du candidat du PS on s'effraye à ne pas penser que le changement, c'est du flan. Au fond, la garantie pour l'oligarchie de se préserver quoi qu'il arrive.

Méditez ces quelques citations :

"Les idées dominantes d'une époque n'ont jamais été que les idées de la classe dominante."

"Le spectacle se présente comme une énorme positivité indiscutable et inaccessible. 
Il ne dit rien de plus que « ce qui apparaît est bon, ce qui est bon apparaît ». 
L’attitude qu’il exige par principe est cette acceptation passive qu’il a déjà en fait obtenue par sa manière d’apparaître sans réplique, par son monopole de l’apparence"

"Un système de mensonges ressemble plus à la vérité qu'un seul mensonge isolé ; 
plus on voit de choses à contredire à la fois, moins on en contredit"

Note : 7/10

mardi 24 janvier 2012

l'amour dure trois ans...

Eternel ou infidèle ?

Entre zéro et l'infini l'histoire d'amour dure le temps qu'il faut. Le temps qu'on peut, le temps qu'on se laisse ou que le destin nous laisse.

Un divorce après 3 ans de mariage, notre protagoniste essaie de retrouver les joies de la vie de célibat, mais pour conjurer ses blessures finit par rédiger une diatribe misoginique en guise de livre coup de gueule. Livre publié anonymement.

C'est là que tout commence. L'histoire avec sa belle cousine (dans les deux sens). Marc et Alice vont ainsi se découvrir et recouvrir le sens de ce qu'il n'avait au fond qu’effleuré dans leur vie conjugale précédente. 

De ces écrits Marc va peu à peu revenir à ce qu'il avait tant décrié, le poème de W. Shakespear :

L'amour ne s'altère pas en heures ou en semaines,
mais survit jusqu'à la pointe de la fin du temps.
Et si ceci est faux et qu'on me le prouve,
je n'ai jamais écrit, et personne n'a jamais aimé.


C'est la révélation de l'identité de l'auteur de "l'amour dure que trois ans" qui fera tout voler en éclat.


Ce film étonnamment drôle bien qu'émouvant. Frédéric Beigbeder semble avoir trouvé le ton juste pour aborder une question intime si délicate. Au fond il n'y a pas de standard de vie, de même pas plus de choix que de chance pour qu'il soit véritable ou pas.

Note : 7/10

lundi 2 janvier 2012

Let my people go !


Voici une comédie assez surréaliste bien que touchante. 

Ruben (Oh le prénom de m****) et Teemu (là c'est normal c'est finnois) un couple gay vivant dans la Finlande rurale se déchire pour des broutilles.

Ruben, exclu du domicile conjugal un peu comme un mal-propre en profite pour rentrer en France chez sa famille passer la pacques juive.

De là les ennuis vont aller de mal en pis. La caricature et les clichés ne sont pas traités avec une demi mesure. Tout y passe, les juifs, les gays, les dépressifs, les flics, les finlandais, ... une comédie retournante (sans tournante) ou s'enchaine des situations aussi cocasses que déjantée.

Le film est vraiment sympa, si vous voulez passer un bon moment.

Note 6,5/10

vendredi 23 décembre 2011

Le chat potté

Qui l'aurait cru, un recyclage de la quadrilogie des Shrek !
Le chat potté est un comédie assez fun, plutôt adapté pour un publique jeune, mais se laisse regarder pour les plus sénior.

Le scénario est un peu prévisible à mon gout, l'humour correcte. Le film est d'un assez bon rendu pour sa catégorie.

Un moment sympa à passer mais sans plus.

Note 3,5/10

Hugo Cabret

En voyant la bande annonce, je m'imaginai surtout une histoire fantastique dans les décors parisien. La véritable histoire caché est celle de George Méliès, célèbre (premier) réalisateur du cinéma français.

Un décor de synthèse assez réaliste, et un scénario adapté plongé dans l'imaginaire, faisant quelque peu échos à celui de Méliès. Le film se laisse regarder, l'intrigue se découvre peu à peu jusqu'à la révélation.

Étrange quand même que le roman et son adaptation soient américaines et donc avec des voix anglaise à l’accent légèrement frenchy, dans le décors très français de ce qui ressemble à la gare Montparnasse.

Note 4,5/10

lundi 19 décembre 2011

Des vents contraires

Que faire ? Que dire ? Lorsque l’âme sœur disparait un soir brusquement vous laissant seul avec deux adorable bout de choux. Comment leur expliquer l'inexplicable ? Voici le destin d'un père livré à lui même et au devoir d'élever désormais seul ses deux jeunes enfants. Ses enfants, sa seule accroche pour ne pas décrocher de la vie.


C'est loin de la vie parisienne que la famille amputé d'un membre va essayer de se reconstruire. Dans cette Bretagne du nord, où l'air de l’Armorique tranche avec l'atmosphère parisienne, c'est en famille que Paul, Clément, Manon vont devoir faire face à des vents contraires, de la joie, de la peine, des souvenir et de l'aventure. Continuer à vivre sans ce membre fantôme de la famille continuera hanter celui pour qui elle représente tout à ses yeux et qui ne parviendra pas à comprendre...

Très touchant, on a l'impression que Jalil Lespert a aussi voulu mettre en avant la sensibilité masculine sans vision phallocrate. La sensibilité humaine, celle des pères, celle des maris, celle des solitaires qui finissent par ne plus sentir leur place dans une société non vide de préjugés à leurs égards. Société qui remet trop souvent en cause leur dignité de pères, de maris, d'individus.

Note : 6,5/10

mardi 13 décembre 2011

Shame

C'est la honte qui nous habite au plus profond de nous qui nous rend malade parfois. Non pas que nous soyons tous des obsédés du sexe, mais ce sentiment, qui fait échos sur la vanité qui sommeille au fond de nous, nous trouble et nous perturbe dans des mesures diverses.


La honte fait à la fois intervenir la peur, le malaise, la haine, le dégout, l'indifférence... la perte de cette part d'humanité (bien que "l'horreur est humaine" comme le disait si bien Coluche) qu'est le sentiment d'amour, ce handicape peut-il se surmonter ?

Le film exploite ainsi non pas une le caractère honteux ou pas d'une addiction sexuelle comme pourraient le penser certain (qui s'imaginait tout de suite des scène incestueuse...), mais ce sentiment qui pousse notre héros dans ses pires retranchement et qui au fond l’empêche d'en sortir. Sa dépendance et ses pratiques sont plus en résonance par rapport à elle. La rencontre avec sa sœur ne va qu'accélérer leurs "descentes aux enfers"commune. Elle, vide d'amour propre, lui hyper centré, tous deux vont ainsi non pas se sauver mais presque s'autodétruire.

Un beau film, assez tranché, plutôt touchant, et pas trop gore (moins que d'autre qu'on m'a fait visionner dernièrement et qui traite d'un type de profile psychologique new-yorkais nettement plus atteint). Ce n'est pas The film comme tout le monde laisse le penser mais ça reste un très bon film.

Note 7,5/10

dimanche 11 décembre 2011

The Lady

Voici le dernier Besson.


Une figure épique de la résistance Birmane, Aung San Suu Kyi, fille du générale ayant négocié l'indépendance de la Birmanie avec les anglais, retourne dans son pays en 1988 pour être au chevet de sa mère visiblement affaiblie par la maladie. Elle laisse en Angleterre, époux et enfants et retrouve une Birmanie au mains de la junte militaire depuis plus de 25 ans.

C'est là que tout commence. Elle ne reverra peut être jamais sa terre d'adoption au prix d'un combat politique qui a tué sa vie personnel. Luc Besson à chercher à jouer sur cet angle de vue. Le sacrifice personnel pour ses convictions et pour son devoir politique va être de plus en plus fort au fur et à mesure de l'avancée du film.



Une petite déception. Comme toujours le caractère historique du film n'est pas forcément très juste. Le rôle notamment du général Ne Win est visiblement exagéré, il était déjà mort politiquement, l'enchainement des roles de la junte mal exploité... Bref le caractère historique laisse à désirer. On a aussi l'impression que les assassins de son père sont les généraux de junte et qu'ils auraient pris le pouvoir en 1947... ce qui serait historiquement faux.

L'intérêt est purement sentimental et passionnel et c'est un peu dommage. On aurait préféré un peu plus de mise en lumière sur le coté lutte politique, des coup bas, des méthodes qui ne sont montré que trop brièvement en première partie. Pas de point de vue sur la situation sociale, sur la société, ses rouage, ou alors trop peu.

Toute la seconde partie est consacrée à l'amour impossible entre nos deux protagonistes. C'est très touchant, mais je ne suis pas sur que ce soit ce qu'il faille mettre autant en lumière pour ce destin pour le moins bouleversant. Certes certains passage sont vraiment entrainant, relevant parfois le caractère épique de sa lutte.

Bref, un peu décevant même s'il vaut le coup quand même le coup.

Note 6/10

mardi 6 décembre 2011

hara kiri mort d'un samourai

mort d'un samourai, ...  mort du petit cheval oui !


Bon le film est techniquement très bien réalisé, avec un style très japonnais, et les défauts qui peuvent aller avec ... les longueurs. Très contemplatif selon certains, il est assez pesant, dur, même assez insoutenable à certain moment.

Pourtant le sang, ne coule que très peu. Très peu mais assez pour vous dégouter. La brutalité est assez crue, comme le réalisme est réussi. Il parait que les films de Takashi Miike sont comme ça, voir plus gore encore...

Pour parler du fond le réalisateur à chercher à mettre en contradiction le code de l'honneur des samouraïs. Le mettre en face de ses contradictions, de son caractère à la fois injustice et inhumain. Par delà, ce sont les codes de la société japonaise qui sont un peu bousculé.

Le film est chiant à mon gout, je n'ai vraiment pas aimé même si je reconnais que ce n'est pas un mauvais film.

Note 4,5/10

mercredi 30 novembre 2011

La couleur des sentiments

Dans le Mississippi des années 60, en pleine ségrégation raciale, la rencontre entre une jeune diplômée rédactrice/romancière et les bonnes ("the help") noires de sa ville natale. La fausse rencontre entre deux monde qui s'affronte sans se combattre depuis longtemps. Celui des anciens esclaves qui n'ont jamais pour beaucoup d'entre eux quittés leur statu d'antan. et celui de la bourgeoisie blanche héritière des grands propriétaires terriens.



Dans cet univers si éloigné du notre et pourtant pas si éloigné dans le temps que cela, les bonnes noirs n'ont même pas le droit d'utiliser les mêmes toilettes que leurs patrons. Le décor fait un peu penser à un Desperate Housewife des années 60 avec sa Bree Van De Kamp, sa Suzanne Mayer, son Edie Britt, ... Ce caractère féminin rend la lutte feutrée plus piquante, et introduit ainsi la cause féministe au deuxième plan.

Le scénario est vraiment bien mis en valeurs, les personnages à la fois poignant et révoltant, la touche d'entrain permet d'atténuer la dureté de certains passage. Un film à la fois passionnant pour l'histoire qu'il raconte et interpellant en terme militant. On comprend un peu plus le combat qu'à du mené une partie de la population américaine pour faire avancer ses droits. A ne pas manquer. 

Note : 7,5/10

Mon voisin Totoro



Mon Voisin Totoro, est un animé un peu particulier des studio Ghibli. Particulier parce que Totoro est la mascotte des studios. Particulier parce qu'il s'agit du premier animé sans réelle histoire. Pour certain il s'agit d'une forme de poésie. Il semble pourtant que le film manque quelque peu de maturité par rapport à d'autre dans le même style. Miyazaki a voulu innové en faisant un scénario moins central et en ce concentrant le reste : les personnages, l'environnement, la description. Le tout pour un rendu un peu juste mais bien tenté.



C'est un film sympa, mais il reste surtout à destination des plus jeunes à mon avis. C'est un peu dommage. Mais ce style, à la fois limite fantastique, un peu mélange du style fantastique de Myazaki et réaliste de Takahata, sera mieux réussi par la suite.

Note 4/10

Petit running à Vincenne (Paris in Fall III)

Voici Vincennes qui achève le tableau des parcs de Est parisien, sans doute l'ouest sera fait au printemps.






Les allées du parc,





Le chateau de Vincennes,


Le parc floral de Paris,










samedi 26 novembre 2011

Les neiges du Kilimandjaro

Comme ils dorment tous deux dans le berceau qui tremble !
Leur haleine est paisible et leur front calme. Il semble
Que rien n'éveillerait ces orphelins dormant,
Pas même le clairon du dernier jugement ;
Car, étant innocents, ils n'ont pas peur du juge.

Et la pluie au dehors gronde comme un déluge.
Du vieux toit crevassé, d'où la rafale sort,
Une goutte parfois tombe sur ce front mort,
Glisse sur cette joue et devient une larme.
La vague sonne ainsi qu'une cloche d'alarme.
La morte écoute l'ombre avec stupidité.
Car le corps, quand l'esprit radieux l'a quitté,
A l'air de chercher l'âme et de rappeler l'ange ;
Il semble qu'on entend ce dialogue étrange
Entre la bouche pâle et l'oeil triste et hagard :
- Qu'as-tu fait de ton souffle ? - Et toi, de ton regard ?

Hélas! aimez, vivez, cueillez les primevères,
Dansez, riez, brûlez vos coeurs, videz vos verres.
Comme au sombre océan arrive tout ruisseau,
Le sort donne pour but au festin, au berceau,
Aux mères adorant l'enfance épanouie,
Aux baisers de la chair dont l'âme est éblouie,
Aux chansons, au sourire, à l'amour frais et beau,
Le refroidissement lugubre du tombeau !

(les pauvres gens, Victor Hugo)


Le film raconte l'histoire de ces "pauvres gens", simples, dont le sens de l'humain l'emporte sur le reste. Dur pour ces hommes dont la rudesse de la vie met à l'épreuve le sens du bien commun. Là où certains s’égarent, d'autres tiennent la barrent malgré la tempête de la vie.
Qu'est ce qui anime la volonté inébranlable de certains là où celle des autres est inexistante... le sort de la vie est il juste pour tout le monde ? Le tirage au sort de la vie n'est il pas biaisé dès le départ ? Tant de question que Robert Guédiguian essaie de nous amener à réfléchir. Pourquoi ? La question que tout le monde se pose n'est pas si facile. Logos ou pathos ? La question n'est pas là, et le réalisateur ne les opposent pas ; la question concerne plutôt le sens de la vie, de la vie du collectif. La vie, cette suite de choix et de contraintes, voulues, subies, nous amène à ce que nous sommes.

Le film est vraiment touchant, on sent l'engagement qu'à Robert Guédiguian en défendant ses "pauvres gens". Moins noir qu'un Emile Zola et ses Rougon-Maquart on sent vraiment l'inspiration de Victor Hugo et on sent le film vivre à la fois par sa lutte sous-jacente que par son histoire touchante.

Note 7/10

mardi 22 novembre 2011

Revelation !

Une chose est sure la révélation c'est que Revelation ce ne sera pas la révélation de l'année...
Oui oui il s'agit bien du dernier Twilight (4-1)...  Un peu plus cul-cul que le numéro 2, plus en longueur que les autres, bref encore un peu plus chiant.
Alors oui, les acteurs ont du charme, le décor est sympa, c'est joli, c'est beau, c'est mignon... mais on en reste un peu là, le scénario - le livre me dit on - est vraiment inconsistant. A ce propos il faudra dire au scénariste qu'on ne prend pas le roi aux échecs...

Bref, déception ? Non pas vraiment je m'attendais à un demi navet.

A voir si vous avez vu les 3 premiers et que vous avez du temps à perdre pour voir la suite (même si certain pourraient me ressortir la théorie des couts perdus...), sinon passez votre chemin.

Note 2,5/10

Pour rappel :
Twilight 1 : 5/10
Twilight 2 : 3/10
Twilight 3 : 5/10