vendredi 4 novembre 2011

Mélancholia

Film déroutant, mais plutôt bien réussi. Une mariée presque heureuse avec son chéri, arrivent à leur réception. Elle semble heureuse, l'aimer, lui n'a d'yeux que pour elle. Pourtant au fur et à mesure que la soirée s'avancera on comprend que Justine, n'est pas aussi heureuse qu'il a pu y paraitre. Elle est comme prise au piège dans un monde qui l'enferme et qui la dégoute au point de gâcher ce qui devrait être la plus belle journée de sa vie. 



Son impression d'impuissance la laisse peu à peu dériver le long du film au néant. Son monde en apparence bien fortuné est en réalité une véritable prison qui n'a jamais pu la laisser rêver. Rêver, c'est ce qu'elle ne sait plus faire depuis longtemps coincée dans sa prison. 



Mais quelque chose va changer la donne. Ainsi dans cette ambiance très lunaire (le terme est bien choisi je pense), celle qui ne se sent pas à sa place va finir par prendre son éveille dans cette apocalypse mélancolique. En effet la planète Mélancholia doit frôler de la Terre lors de sa trajectoire voir entrer en collision avec elle. L'arrivée de cette dernière va ranimer peu à peu notre cendrillon névrosée, et avoir un impacte sur son comportement.



Un film assez troublant, le sujet de la névrose de Justine couplée avec cette double ambiance mariage/pré-apocalyptique. Le film est émouvant, drôle par moment tellement le tragique fini par être comique. Le coté tournage libre peu donner des vertiges à certains mais globalement les images sont vraiment réussies de même pour le choix de la bade son. Un petit reproche, le coté scientifique de la trajectoire de Mélancholia, semble selon mes connaissances en astrophysique très improbable. Mais bon ce n'est qu'un détail.

Note 7,5/10

mardi 1 novembre 2011

Le chateau dans le ciel

 

Un dirigeable est attaqué par des pirates. Sheeta, jeune fille prisonnière d'une bande militaire, profite de l'occasion pour tenter de s'échapper et tombe du vaisseau volant dans lequel elle était retenue. Un pendentif qu'elle porte au cou s'illumine soudainement, sa chute est ralentie et elle descend doucement vers le sol où elle atterrit dans les bras d'un garçon du même âge prénommé Pazu.



Ce jeune garçon travaillant dans une mine voit sa vie changer dès cette nuit-là. L'ayant sauvée, rassurée et réconfortée, Pazu va se muer en protecteur pour Sheeta tel un ange gardien. Tous deux se lient d'une forte amitié l'un pour l'autre. Pazu raconte à Sheeta qu'il recherche la légendaire ville flottante de "Laputa", symbole d'une civilisation utopique remplie de pureté et de nature toute-puissante mais qui a aujourd'hui disparu. (1)



Premier vrai Ghibli de la série, Myazaki toujours à l’œuvre dans une histoire la encore ou l’équilibre des forces est préservée, où le rapport à la nature est toujours présent même si ici c'est la question du rapport à Laputa plus qu'à la nature. Le coté spirituel de Myazaki semble continuer d'inspirer le réalisateur dans sa morale combattant l'impérialisme militaire, la soif de pouvoir absolue, ou la recherche de trésors matériels. La valeur se trouvant ici aux yeux de Myazaki dans la rencontre entre nos deux héros, et dans la découverte de Laputa, vestige de cette civilisation aux allure d'une Atlantide des airs.

Le scénario est bien conçu, la réalisation a moins vieillie que Nausicaä, de même que la bande son.

Note 6/10

(1) wikipedia

Le Cochon de Gaza

L'histoire, comme l'indique le titre, se passe à Gaza. La rencontre inopinée d'un pécheur gazaouïte avec un cochon vietnamien pris dans ses fillets. L'histoire est cocasse et assez surréaliste, mais ce n'est pas le réalisme qui importe, ici il s'agit de traité avec l'humour une situation ubuesque dans le terrible ghetto qu'est la bande de gaza. Tout y passe, la religion, l'intifada, les kamikazes, l'occupation, la colonisation, la tolérance, le fanatisme, et surtout la misère.



Traiter cette histoire avec le rire, c'est la manière dont le réalisateur à choisit de nous amener à dépeindre ce contexte si difficile dans ce territoire. Le scénario est plutôt bien pensé, les rôles sont bien joués et la bande son très agréable, dommage que la fin soit quelque peu bâclée. Je le recommande pour une bonne partie de rigolade.

note 5,5/10

Giverny Acte 2 : le jardin

L'exposition Clark achevée, voici venu le jardin de Giverny. En cet Automne déjà bien avancé, si les nénuphars ne sont plus en fleur, c'est la nature qui prend des couleurs.



En parcourant les sentiers du jardin, on longe les méandre d'une nature à la fois aquatique et aérienne. Du sol, où entremêlement les cours d'eau, les roseaux et autres pousses aquatiques.


Monet a souvent préféré le printemps pour la réalisation des nymphéas, mais les couleurs de l'automne ont aussi leur charme.


En automne la couleur des nénuphars s'estompe pour laisser place à celle de l'ensemble de la nature. Ici les jeux de couleur avec l'eau sont différents.


A découvrir au printemps, en été comme en automne. Je suis sur qu'aujourd'hui les couleurs sont plus vives qu'il y a 10 jours. Giverny est un paysage en perpétuel mouvement, ou les couleurs changes aux grès des saisons.

mardi 25 octobre 2011

Nausicaä de la vallée du vent


Après avoir épuiser les ressources souterraines et de polluer la vie, les hommes ont finit par infliger à la nature des dégâts irréversibles et provoqué la quasi disparition de l'humanité dans une guerre totale. 

C'est à la suite de cela que la fukaï, gigantesque forêt produisant des spores toxiques qui propagent et répandent l'écosystème est apparue et a commencer à recouvrir peu à peu l'ensemble du monde, laissant les dernières nations humaine se disputer les dernière terres viables. La fukaï est protégée par des "insectes" (scientifiquement les insectes n'ont que 3 paires de pattes) géants, les Ômus, qui vivent dans cet environnement pollué.



Au coeur de la Vallée du vent, une zone protégée des spores par les vents marins, un royaume paisible habitée par quelques centaines de personnes vis en harmonie avec son environnement sans pollution et sans gaspillage. C'est au coeur de cet havre peuplé d'éoliennes et de moulins, que Nausicaä, la fille du roi Jill de la vallée du vent se retrouve au cœur d'un affrontements qui oppose deux des dernières nations.

Dans sa quette pour sauver son peuple, cherchant l'équilibre avec la nature et la paix entre les hommes, Nausicaä devra braver les interdits et risquer sa vie pour parvenir à son but, percer le secret de la fukaï.


Une histoire très "Myazaki", dont le scénario est très inspiré du taoïsme et du shintoïsme. On retrouveles thème qui guideront Myazaki sur une partie de ces oeuvre : l'environnement, l'harmonie (inspirée du taoïsme). Le scénario est bien construit et l'univers fantastique est très imaginatif, les dessins sont digne du studio Ghibli, et la bande son est correcte. Une petite nuance concernant la fin, avec un gout d'inachevé.

Note 6/10.

lundi 24 octobre 2011

Et maintenant on va où ?

Dans un Liban déchiré par des années de guerres civiles entre chrétiens et musulmans, un petit village, isolé du reste du pays, et relié à celui ci par un pont en ruine, résiste tant bien que mal à la tentation communautaire et de la haine religieuse. Dans ce combat ce sont les femmes qui sont les gardiennes de la paix civile. 



Ces mères, ces tantes, ces femmes, ces sœurs, débordent d'imagination pour tenir leur communauté locale à l'écart du conflit national.

Un scénario qui aborde à la fois la difficile question de l'amour, l'amour des siens tout d'abord, l'amour impossible entre un musulman et une chrétienne, l'amitié difficile entre jeune de confession différente, le tout avec une touche d'humour, de drame et de joie.

La dichotomie homme-femme est très forte et représente la société d'alors. Les femmes étant perçues comme intelligentes, perspicaces solidaires et courageuses, tandis que les hommes y sont dépeints brutaux, impulsifs, légèrement idiots et même un peu lâches, tout ceci non sans un certain trait humoristique de la réalisatrice Nadine Labaki. L'affrontement chrétiens/musulman sur des rivalités communautaires laisse place alors en affrontement guerre-paix sur une rivalité hommes/femmes. Et la Paix perd ainsi un peu de son caractère universel, mais c'est sans doute pour rendre hommage à celles qui dans l'ombre œuvre chaque jour à la maintenir et qui pourtant restent trop souvent absentes du jeux politique.


note 6/10

dimanche 23 octobre 2011

Giverny, Acte 1 : l'exposition Clark

Giverny, voilà un nom que l'on n'oublie pas. Et pourtant c'est un endroit perdu et oublié au milieux des touristes japonnais et d'une Normandie presque sauvage. Un pays que j'ai oublié depuis le temps où plus jeune j'y était parti en excursion scolaire. Cette journée riche en souvenir, en déconnes (bien sur ^^) avec Pix et Banhl mais pas aussi sans une certaine émotion quand à la magie des lieux.

La visite a eu lieu en 3 temps, le musée et son exposition Clark, les jardins, et enfin la maison. Tout cela ponctué de par une course aux Monets (héhé !).





L'exposition possède une collection riche en œuvres impressionniste. Celles qui m'ont le plus marqué :







Les oies dans le ruisseau (Monet of course) tableau dans lequel l'onde, la flore et le ciel se fonde dans un tourbillon de couleurs. Planté au milieu et au second plan la maison apporte un cadre stable à cet univers insaisissable.
Les oies dans le ruisseau

L'aiguille de la falaise d'Aval (Monet), où l'eau prend vie avec le jeu des couleurs, ou l'aiguille et la falaise sont en perspective par rapport aux reflets du soleil couchant.
L'aiguille de la falaise d'Aval

La ferme dans les landes (Rousseau), un style à la fois impressionniste et si réaliste.
La ferme dans les landes

Saint Charles Eragny (Pissarro) avec sa pluie fine de taches colorées. Ce tableau dérivant vers le pointillisme, laisse apparaitre un paysage un peu irréel.
Saint Charles Eragny

Carmen (Toulouse Lautrec), dont le regard est si mystérieux et le corps si austère contraste avec une chevelure flamboyante. Le jeux de lumière employé permet ainsi de valoriser le regard. Un regard si troublant.
Carmen

La jeune fille endormie (Renoir). pour lequel l'image ne rend pas hommage à la beauté du visage, du chapeau. La jupe dont le plissage et les reliefs sont époustouflant se fond avec les traits du petit chat, qui porte ainsi des traits bleu. Ce tableau est un petit bijou.

La jeune fille endormie

Enfin, Roses mousseuses dans un vase (Manet). Ici l'eau du vase rend le tableau plus vivant que les fleurs. Manet a su à la fois faire vivre le vase de verre mais surtout l'eau qu'il contient. Les roses qui sont dedans apporte une touche frais et de chaleurs à un tableau assez froid.

Roses mousseuses dans un vase

La première partie de la visite a été un vrai régale. Je la recommande évidement aux amateurs d’impressionnisme et plus généralement à ceux qui souhaitent redécouvrir l'impressionnisme.